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Une marche, du 26 décembre au 8 janvier, de Geffosses jusqu'à Paris,
pour l'obtention d'une loi remembrement et d'une loi bocage

Consulter le trajet de la marche
Voir le photorama de la marche

Communiqué de presse du 30 décembre 2000 - Marche du Palais de justice de Caen à Airan.
Une marche pour une loi

Je marche afin de participer à la sauvegarde de la santé de la Terre et des Humains. Cela nécessite un aménagement du territoire intelligent et une politique agricole sérieuse.

Journée difficile: après la beauté des flocons qui tombaient, hier, neige et verglas couvraient aujourd'hui le sol. En conséquence, par sécurité, le départ n'a eu lieu qu'à 11 heures au Palais de Justice de Caen. Parcours glissant sauf où le soleil avait fait fondre la glace. Arrivée à Airan à 17 h 30.
J'ai été extrêmement surprise de l'absence de sablage et salage sur ces départementales dont certaines étaient très fréquentées. J'en ai constaté les problèmes de sécurité. Tout le long du trajet des automobilistes sympathisants faisaient un geste d'amitié ou ralentissaient pour lancer quelques encouragements : "C'est encore loin jusqu'à Paris ! Bravo ! Bon courage", "Bravo, bon courage", ou encore, "C'est une bonne cause. Bon courage !", "Il faut protéger la nature ".
Quelques personnes m'ayant vue passer dans leur village, me rattrapaient en voiture pour m'accompagner quelques mètres et parler de La Cause. Ils m'encouragaient et affirmaient la nécessité de protéger la nature. Certains se plaignent de voir leur argent utilisé contre leurs intérêts, pour l'agriculture intensive qui pollue et détruit. D'autres s'inquiètent de la qualité des produits d'alimentation. Tous espèrent que cette marche -dans la logique des mouvements de non-violence, aura un impact meilleur que la violence elle-même.
Au retour, après avoir de nouveau repéré le trajet de demain, je suis passée par la D 511, route très fréquentée au sud de Lisieux. Une très longue côte, couverte de glace et de neige, n'avait pas non plus été sablée ou salée. Evidemment, accidents et incidents : un camion était au fossé et partiellement sur la route (selon les gendarmes), la gendarmerie a du bloquer toute le circulation, dans les deux sens, pendant plus d'une heure pour qu'une dépanneuse le sorte ; une voiture, incapable de s'arrêter malgré sa très faible vitesse, s'est aussi retrouvée au fossé, etc. Le Conseil général est responsable des départementales. Comment se fait-il qu'il n'assure pas la sécurité publique, sur cette route importante, à quatre kilomètres d'une grande ville ? Que fait le Conseil général de nos impôts ?

De nombreuses personnes rencontrées lors de la manifestation de 1990 à 1993 sur le remembrement, ont exprimé leur regret à nos amis proches, de ne pas avoir été informées de mon passage à Geffosses et Saint-Lô les 26 et 27 décembre. J'aurais, moi-même, eu plaisir à les voir.

30/12 : Simonne Caillot, avant le départ de la journée  © photo :Tatiana Junod-Valera
30/12 : Simonne Caillot, avant le départ pour Airan
 © photo :Tatiana Junod-Valera

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http://www.sosremembrement.com/communiq/2000/30dec.html